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Rapport du projet Nord/Sud 2011

Un projet réalisé grâce au soutien précieux de la Fondation Hassan II & du Ministre des MRE

Le projet Nord/Sud 2011 s’’est déroulé pour la deuxième année consécutive à Berkane qui est une ville de 100 000 habitants. Située au nord-est du Maroc, près de la frontière algérienne et à une vingtaine de kilomètres de la Méditerranée, loin des régions touristiques. C’est une ville essentiellement agricole, réputée pour ses clémentines qu’’elle exporte vers toute l’’Europe. La pauvreté y est très importante, la ville croît à un rythme effréné (exode rural).

Le projet Nord/Sud présente deux axes :

- 1.) L’aide humanitaire : La solidarité des jeunes du Nord envers ceux du Sud

- 2.) L’alimentation durable : comment bien manger dans le respect de l’alimentation durable ?

Ce Projet a pu se concrétiser uniquement grâce au soutien précieux de nos partenaires du Sud :

- La Fondation Hassan II pour les MRE qui (une fois de plus) a déployé les grands moyens pour que celui-ci puisse aboutir ;

- Le Ministre Marocain des MRE qui n’a pas hésité une seconde à nous soutenir également.

Petit résumé quotidien , suivi des photos (dans le même ordre) :

— Lundi 11 avril : Départ vers le Maroc, nous avons eu un retard de plusieurs heures. « Vive la Royal Air Maroc » qui n’avait prévu aucun geste commercial pour faire patienter les passagers et/ou s’excuser du désagrément occasionné.

Selon les jeunes de l’asbl DéClik, La Royale Air Maroc aurait quand même pu faire un petit geste ; par exemple offrir du café et de l’eau afin de faire patienter tous les passagers. Malheureusement, la compagnie n’avait rien prévu, ni pour les enfants, ni pour les personnes "malades" et encore moins pour les personnes âgées. Chaque passager qui le souhaitait devait payer de sa poche plus de 3€ pour une petite tasse de café, un soda de 33cl ou une petite bouteille d’eau. C’est assez dommage !

Donc nous sommes arrivés à l’aéroport d’Oujda vers 2h du matin où un minibus nous attendait pour nous accompagner au lieu d’hébergement qui se trouvait à Saïdia (Station Balnéaire non loin de Berkane).

— Mardi 12 avril : Nous nous sommes réveillés vers 8h30, comme nous avions très peu dormi, le réveil s’est fait en douceur… Nous avions pris un petit déjeuner ne comprenant que des produits du terroir et donc du commerce équitable. Puis vers 9h30 ce fut le départ vers Berkane afin d’y rencontrer les autorités locales pour une visite officielle. C’était le secrétaire général de la commune de Berkane qui nous a reçus avec les « honneurs ». L’accueil était chaleureux et à la fois convivial. Des cornes de gazelle, au thé à la menthe ,bréwates au miel jus de fruits de saison et le traditionnel thé à la menthe nous furent offert : c’ était un véritable délice. Le secrétaire général a énuméré tout ce qui se faisait dans la province de Berkane. Nous avons été impressionnés par tous les projets en cours de réalisation, ou développés au niveau social, culturel ou sportif. C’était aussi l’occasion pour nous de remercier les autorités pour l’accueil qu’ils nous ont réservé. . Monsieur le Gouverneur étant souffrant, il n’a pas pu être présent. A travers Nous avons demandé à Monsieur le secrétaire générale de lui transmettre nos vœux de prompt rétablissement . Cette visite s’est conclue vers 12h par la photo « portrait » du groupe devant la « 3amala » (=hôtel de ville).

Dans l’après-midi, nous étions attendus par les autorités du village de Madagh (Un village situé dans la province de Berkane). A notre arrivée, nous étions agréablement surpris par l’accueil folklorique qui nous attendait. En effet « des herfas » jouant magnifiquement bien « la Reggada », un rythme envoûtant qui illustrait parfaitement le folklore local. C’était Monsieur le Président (personne élu par le peuple par suffrage universel) de la commune de Madagh ainsi que le Caïd (personne mandaté par l’état pour veillé à la bonne gestion/tutelle) et les différents élus communaux qui nous ont accueillis. Une table ronde avec tout ce bon monde s’était fait autour d’un bon thé à la menthe et de délicieux gâteaux marocains faits maison.

La rencontre portait principalement sur le don que nous souhaitons faire à cette commune : il s’agit du don d’une ambulance qui devait se faire lors de notre séjour mais vu la loi régissant des véhicules de moins de 5 ans qui ne pouvaient pas être dédouanés , nous n’avons pa pu offrir l’ambulance. Heureusement depuis le 8 avril 2011 cette loi ne concerne plus les dons humanitaires donc nous allons pouvoir ramener l’ambulance à la ville de Madagh très bientôt insha-Allah.

— Mercredi 13 avril : Au programme de ce jour, nous avions la visite de la zawia de Boutchichia. Quasi aucun des jeunes ne connaissaient cet endroit. C’est Monsieur le Caïd de Madagh qui a eu la gentillesse de nous offrir une visite guidée et riche en informations. Bien que relativement récente, la zaouia Boutchichia peut être considérée comme l’une des plus importantes confréries du Maroc. Avec ses 100.000 disciples, les moyens dont elle dispose et ses ramifications au niveau des différentes strates de la société, particulièrement parmi les fonctionnaires et les cadres moyens, elle peut être considérée comme l’une des plus importantes organisations d’encadrement des citoyens. Géographiquement elle se situe a plus de vingt kilomètres de la ville de Berkane à Madagh, chef lieu de pèlerinage des membres de la Zaouia Boutchichia. Elle se situe au bout d’une route secondaire entourée de plaines verdoyantes de l’embouchure de la Moulouya et de fermes d’agrumes connues pour leur haute qualité. Sa réputation est due, en partie, aux liens de parenté (réels ou supposés) de son maître avec le Prophète et de son itinéraire soufi. La littérature de cette confrérie rapporte que Cheikh Hamza al Qadiri al Boutchichi, fut lui-même et son propre père, al Hajj al Abbas al Qadiri al Boutchichi, disciple du cheikh Sidi Abou Madienne al Qadiri. Mais pour plusieurs observateurs, cette confrérie rayonne surtout par la flexibilité de ses positions et de son comportement. Contrairement à d’autres confréries, qui ont composé avec les forces d’occupation, la zaouia Boutchichia eu un rôle honorable lors de la période dite de " pacification " des régions marocaines. En 1907, Sidi al Mokhtar, soutenu, par son cousin Sidi Boumadiane, anima la résistance des tribus Ben Znasse, contre la pénétration coloniale française dans la région du Nord. A la fin de décembre de la même année, et au vu des rapports de forces inégaux, les forces de l’occupation capturèrent Sid al Mokhtar et mirent fin à la résistance. Rapportant l’épisode de cette capture, le lieutenant Boullé a noté dans son rapport ce qui suit : " le 31 décembre 1907, au cours des manoeuvres dans la région de Beniznasen, des unités du Général Filinau ont arrêté le wali Sidi Mokhtar Boutchichi, un des adversaires les plus coriaces et le véritable instigateur de la lutte contre la présence française » .

Après sa reddition, il s’installe à Madagh et y fonda une zaouia. Celle-ci a connu un renouveau à la fin du protectorat, mais c’est depuis le début des années septante, qu’elle connaît son véritable nouveau départ, aidée en cela par une conjoncture qui allait favoriser l’essor des mouvements religieux. D’ailleurs, plusieurs dirigeants de la mouvance islamiste ont fait leur apprentissage au sein de la zaouia Boutchichia. Même s’il n’est qu’un des aspects apparents de l’iceberg, le cas de Abdessalem Yassin, ancien cheikh ayant constitué sa propre association, ne traduit guère la tendance modérée de cette confrérie, ni de ses disciples, ni de ses maîtres. Monsieur le Caïd nous a également expliqué que c’est aussi à l’occasion de la fête du Mouloud, que des milliers de pèlerins, de différentes régions du Maroc et de l’étranger, se dirigent vers la zaouia Boutchichia. Comme à l’accoutumée, cet événement est toujours célébré en présence du Maître de la confrérie, Cheikh Hamza Al Qadiri Al Boutchichi. La soirée de la fête de Mouloud commence par des lectures rituelles du Coran, des causeries et du " Samaâ " (chants).

Puis divers orateurs interviennent également " dissertant à propos des différentes significations de l’événement et en profitant pour présenter la tariqa, sa vocation spirituelle et ses objectifs éducatifs… ". Il est aussi constaté la participation de personnalités connues dans divers domaines et de différentes sensibilités, tels Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques, Faouzi Skali, directeur du Festival des musiques sacrées de Fès, Khalid Jamai, journaliste et ancien membre du Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal, etc.

La visite s’est terminé vers 12h30.

Dans l’après-midi, deux groupes s’étaient formés. L’un s’est dirigé vers la plage de Saïdia pour une baignade suivie d’une séance de bronzage tandis que le second groupe a préféré le sport "sur terre battue", à savoir un bon match de football.

Au retour, tout le monde avait mis la main à la patte pour la préparation de 1000 sachets de bonbons destinés à être offert aux enfants de l’école publique Ibn Khaldoun dans le quartier Sidi Slimane de Berkane.

— Jeudi 14 avril : Clin d’œil pour l’alimentation durable puisque la matinée y était entièrement dédiée. Petit déjeuner "durable" composé que de produits frais locaux : msemen nature ou au miel, pain artisanal, fromage blanc, oeufs, etc.

Puis les jeunes ont pris la direction du marché, ils étaient accompagnés de Houda (la diététicienne) pour y acheter des fruits et légumes variés ainsi découvrir comment faire des achats durables.

Les jeunes ont préparé un véritable festin qu’ils ont réalisé uniquement avec les aliments qu’ils avaient achetés au marché et pour le dessert c’était une délicieuse salade de fruit sans sucre ajouté (bien sûr !).

L’après-midi était pleine d’émotions puisque les jeunes ont fait don de dix ordinateurs complets et d’une imprimante laser à l’école publique Ibn Khaldoun à Sidi Slimane (Un petit quartier dans Berkane). Il s’agit d’une école de quartier fréquentée par une population pauvre et défavorisée . On y retrouve même des enfants orphelins !

Grâce à la solidarité des jeunes de l’asbl DéClik, cette école à enfin un local multimédia, des ordinateurs qui seront mis gratuitement à disposition de tous les élèves de l’école. Durant cette visite, les jeunes ont aussi distribué un sachet de bonbons à chaque élève de l’école. Un échange très riche, occasion d’émotions intenses.

Ensuite l’association de parents d’élèves de l’école Ibn Khaldoun ainsi que la direction ont organisé une petite réception en notre honneur, c’était aussi l’occasion de discuter avec le corps enseignant mais aussi de signer la convention par rapport au don. DéClik asbl a rédigé une convention officielle demandant explicitement à ce que ce don reste toujours dans l’école et qu’il en soit fait un usage pédagogique réservé uniquement aux élèves.

— Vendredi 15 avril : Journée sportive puisqu’il y a eu un tournoi organisé par la délégation des sports et de la Jeunesse de Berkane. Ce tournoi s’est déroulé dans une salle fermée, il opposait l’équipe de l’asbl DéClik contre l’équipe de l’association Lire & écrire de Berkane puis les gagnants, c’est à dire l’équipe de l’association Lire & écrire contre l’équipe "jeunesse de Berkane". C’est l’équipe de l’association Lire & écrire qui était gagnante. Ensuite l’équipe féminine de DéClik a joué contre l’équipe féminine de Berkane. Ce sont les filles de DéClik qui ont gagné. Pour finir les deux équipes perdantes se sont affrontées.

On retiendra que le meilleurs puisque l’échange fut intense entre les jeunes et que la participation de chacun y était amicale avant tout.

— Samedi 16 avril : Excursion à Al-Hoceima, c’est une ville rifaine située sur la côte nord-est du Maroc (mer Méditerranée), dans le Rif. Elle est située à 350km à l’Est de Tanger et à 160km de la frontière algérienne (rocade méditerranéenne du Rif). Elle compte environ 70 000 habitants. La ville a connu un débarquement espagnol en 1925, lors de la guerre du Rif. La ville d’Al Hoceima dans ses contours actuels a été créée en 1920. Al Hoceima est principalement connue pour son histoire de ville rebelle contre le pouvoir colonisateur espagnol. Abdelkrim El Khattabi (issue de la tribu Aït Ouriaghel) est président d’une des premières formes démocratiques de pouvoir en Afrique, la république du Rif. La guerre du Rif est un épisode symbolique fort dans l’histoire du Maroc et de l’Afrique. Elle est la première guerre anti-coloniale du XXe siècle et précède tous les conflits liés à la décolonisation en Afrique et dans le reste du monde.

Al Hoceima est aussi connue pour son histoire douloureuse et ses liens difficiles avec le pouvoir central marocain, avec notamment l’insurrection du Rif de 1958, et le sentiment d’une ville un peu livrée à elle même après le départ des colonisateurs espagnols jusque la fin du règne de Hassan II[Source Internet : Wikipedia].

Dans la nuit du 24 février 2004, un tremblement de terre d’une magnitude de 6,3 degrés sur l’échelle ouverte de Richter ravage une partie de la ville ainsi que des localités avoisinantes comme Imzouren. Le bilan définitif de ce séisme est de 629 morts, 926 blessés et 15 230 sans-abris, selon un communiqué du 4 mars 2004 du ministre de la communication Nabil Benabdallah. Un vaste programme de relogement et d’infrastructures est lancé par la suite. Al Hoceima est également connue pour ses plages et ses maisons luxueuses. Orientée vers la pêche et le tourisme, Al Hoceima est une des plus grandes stations balnéaires du Maroc et d’Afrique du Nord. La venue massive pendant l’été de ressortissants et touristes intérieurs est favorisée par la multitudes des plages dans la région : Quemado (complexe), Tala Youssef, Chafarina (complexe), Cala Iris, Souani, Sfiha, Cala Bonita.

Al Hoceima est la première ville au Maroc à avoir lancé un village Club Méditerranée en 1963, ouvrant la voie aux villages clubs d’Agadir et Marrakech. Le « Club Med » d’Al Hoceima a été fermé en 2003 vu son insuffisante fréquentation.

Les grands chantiers de la rocade Méditerranée ont permis depuis 2007, un désenclavement routier de la ville d’Al Hoceima, longtemps marquée par une accessibilité par la route restée difficile et dangereuse depuis des décennies. L’aboutissement de cette rocade Méditerranée le long des côtes maritimes était attendu depuis plus de dix ans par les populations locales et ressortissantes. Troisième port du Maroc pour le traitement du trafic passager, le port d’Al Hoceima dispose d’une gare maritime à infrastructure moderne, inaugurée par le roi Mohammed VI en 2007.

Le Parc national d’Al Hoceima, d’une superficie de 47 000 ha, englobe une partie terrestre, le massif des Bokkoyas, et une partie située en mer, la baie d’Alhucemas (ou baie d’Al Hoceima). Il englobe les sites côtiers les mieux préservés de la côte nord marocaine, de hautes falaises et l’arrière-pays montagneux du Rif. L’eau de la baie d’Al Hoceima se distingue par une limpidité favorisant une richesse marine de biodiversité. On y trouve de nombreux groupes marins tels les cnidaires, les annélides, les mollusques, les crustacés, les échinodermes, les poissons, les reptiles, les oiseaux et les mammifères marins. La présence simultanée dans le parc de trois espèces de dauphins, dauphin commun, dauphin bleu et blanc et grand dauphin, constitue un fait remarquable en Méditerranée. Il offre également abri à des espèces très rares telles que le goéland d’Audouin et le phoque moine, espèce en voie de quasi-extinction en mer Méditerranée. Le parc présente un intérêt ornithologique particulier : soixante-neuf espèces d’oiseaux y sont dénombrées, dont spécifiquement une des plus grandes concentrations mondiales de balbuzards pêcheurs.

La baie d’Al Hoceima compte également de nombreuses îles, comme les minuscules îles de Sabaadiya et surtout de très nombreux petits îlots rocheux. L’île Peñón de Alhucemas a la particularité d’être sous souveraineté espagnole.

La première chose que les jeunes ont fait en arrivant dans cette petite ville c’est de s’installer à une terrasse de café pour un bon petit déjeuner typiquement marocains (thé à la menthe, oeufs à l’huile d’olive et « msemen » au miel), ensuite direction la mer et le port pour y faire de très belles photos (d’ailleurs certains jeunes se sont découvert de véritables talents de « poseurs »). Nous avons également visité la ville, qui soit dite en passant est très très petite et le shopping était très restreint, beaucoup d’entre nous étaient déçus par cette petite ville, eux qui avaient tellement entendu « venter ses mérites ». Aux alentours de 14h nous avons été mangé dans un snack restaurant bien connu par les « Marocains de l’étranger », un lieu qualifié de Q.G des MRE. Il s’agit du Snack 106. C’était trop bon… selon les jeunes qui disaient : "Nous y avons trop bien mangé… Le poisson y est délicieusement bien préparé" Dans le cadre de notre projet « Alimentation durable », nous avons eu la chance de rencontrer un ingénieur Agronome à qui nous avons pu poser toutes nos questions en matière d’environnement, d’agriculture locale, …. Son métier c’est contrôler les terres agricoles, il nous a expliqué les différentes facettes de son métier à savoir ; • surveiller le taux de pesticides et d’insecticides ,• empêcher l’exportation des produits locaux vers l’étranger •. Il est spécialisé dans le contrôle de la pomme de terre, des agrumes, des oliviers et des raisins. Ensuite, chacun à tour de rôle nous lui avons expliqué ce que nous faisons au sein de l’asbl DéClik et en quoi consistait notre projet de solidarité Nord/Sud. Cet ingénieur agronome est le frère de Aziz, notre responsable de projet, celui-ci nous accueilli chez lui les bras ouvert, l’accueil qu’’il nous a réservé était des plus chaleureux et très convivial. Son épouse avait préparé un succulent goûter composé du traditionnel thé à la menthe, de délicieuses pâtisseries à la crème vanille et chocolat ainsi que du « msemen » et de « hercha ». Bref un dessert copieux après un repas aussi copieux ! Retour à Saïdia vers 20h et à 21h nous nous sommes tous retrouvés dans un café pour assister au « match du siècle » Real Madrid contre FC Barça. Le score était un « match nul » 1 contre 1 et je dirais que le Réal Madrid a géré et ce, malgré le carton rouge de Albial.

— Dimanche 17 avril : Départ à 9h30 pour la commune de Madagh où nous avions rendez-vous avec le Caïd pour une matinée agricole « à la ferme ». En commençant par la visite d’usine de production de lait manuel et industriel. A la ferme les jeunes ont pu traire eux-mêmes les vaches. Ce fut une expérience unique.

Puis, nous avons rencontré la Présidente de la Coopérative Agricole Féminine pour l’élevage des abeilles, créée en 2002 à Madagh, dans la province de Berkane, Mme Nazha Moussadak est également membre actif d’une seconde coopérative pour l’élevage de chèvres et de lapins, elle a bien compris que pour faire face aux dures conditions dont souffrent les femmes dans sa région pauvre, il fallait activement intégrer le tissu associatif et travailler en équipe. Elle travaille actuellement à la création d’une association féminine pour enseigner aux femmes la couture, la pâtisserie marocaine, la broderie, et leur prodiguer des cours d’alphabétisation. Son objectif est de former les femmes à des métiers, de façon à ce qu’’elles soient indépendantes économiquement et puissent subvenir aux besoins de leur famille. Mme. Nazha Moussadak fait partie aussi de plusieurs associations féminines, notamment rurales, dans sa contrée. Et pour finir, nous avons été reçus par la famille Sebahi dans leur ferme où les jeunes ont pu s’approvisionner en nourriture puisqu’ils nous avaient préparé du bon thé à la menthe, des œoeufs provenant de leur élevage, des pâtisseries faites maison et d’autres fruits cueillis dans les terres agricoles. Les jeunes ont également eu l’occasion de planter des arbres : des oliviers, des eucalyptus et des orangers.

Une très belle journée "à la brousse"…

— Lundi 18 avril : Visite de « SUCRAFOR » qui est une usine de sucre à Zaïo : ville située dans la province de Nador, « SUCRAFOR » est l’unique sucrerie créée en 1972 dans la région de l’Oriental. Elle possède une capacité de transformation de 3 000 tonnes de betteraves par jour et produit du sucre blanc granulé conditionné en 2 kg et 50 kg sous la marque « La Gazelle », et des co-produits tels que les pellets et la mélasse La campagne betteravière démarre en Mai et s’étale en moyenne sur une période de 3 mois.

Depuis sa création en 1929, « COSUMAR » n’a cessé de croitre et de se développer afin de devenir le grand Groupe que nous connaissons aujourd’hui. Acteur important dans l’économie du Maroc et véritable moteur œoeuvrant pour une meilleure compétitivité de la filière sucrière marocaine, ils se sont engagés envers leurs clients, agriculteurs, et tous les partenaires à respecter leurs obligations en terme de qualité de produits, d’approvisionnement du marché, de sécurité et de préservation des ressources naturelles. Grâce à l’expertise, le savoir-faire et la maîtrise de leur métier, les 2500 hommes et femmes de « COSUMAR » agissent chaque jour afin d’atteindre les objectifs de croissance et l’excellence de la performance.

— Histoire : Création du site historique de la raffinerie de Casablanca par La Société Nouvelle des Raffineries de Sucre de SAINT LOUIS de MARSEILLE ; elle produit 100 tonnes de sucre par jour, exclusivement sous forme de pains de sucre. « COSUMA » devient « COSUMAR » en 1967. L’Etat marocain acquiert 50% du capital de la société. « COSUMAR » : filiale du 1er Groupe Privé, l’ONA en 1985. Le groupe ONA prend le contrôle du capital de « Cosumar », désormais coté à la Bourse des Valeurs de Casablanca. En 1993 : Acquisition des sucreries des Doukkalas. « Cosumar » absorbe les sucreries des Doukkala (Zemamra et Sidi Bennour), dont il détenait déjà une part significative. Les premiers investissements se font en 2002. Passage en blanc de la sucrerie de Sidi Bennour c’est-à-dire : Production de sucre granulé destiné à la consommation directe. En 2003 : Lancement de la démarche QSE. Certification des sucreries des Doukkalas ISO 9001 V 2000 par l’organisme AFAQ. En 2005, on assiste à la naissance d’un Groupe par l’acquisition des 4 sociétés sucrières Publiques, « SUTA », « SURAC », « SUNABE L » et « SUCRAFOR », puis en 2006 ce sera le début du processus de modernisation et de mise à niveau. 2009 : Projet d’extension de la capacité de traitement de betteraves à 15 000 t betteraves/jour de la sucrerie de Sidi Bennour, montant de l’investissement : 850 MDH et c’est aussi en 2009 que « Cosumar » a fêté ses 80 ans, d’ailleurs il y a eu à cette occasion la sortie d’un timbre dédié à l’industrie sucrière marocaine.

Dans l’après-midi, rencontre et échange avec les jeunes de l’association Lire & écrire à Berkane. Créée en septembre 2005, régie par la loi 1901, l’Association "Lire-et-Ecrire" a pour objectif de scolariser les enfants les plus démunis de Berkane et de sa région, à l’école publique marocaine.

Dès qu’un enfant est inscrit à l’école par leurs soins, l’association prend en charge tous les frais de sa scolarité : inscription, assurance, matériel et fournitures scolaires, vêtements et éventuellement soins médicaux. Un soutien scolaire est assuré par des instituteurs et des professeurs bénévoles : remise à niveau, cours de rattrapage dans les locaux de l’association.

D’autre part, ils organisent aussi des activités sportives et culturelles grâce à des accords passés avec d’autres associations plus axées sur ces domaines : arts martiaux, football, volleyball, natation, athlétisme, théâtre, musique et chant, ateliers de peinture et de dessin.

L’association « Lire-et-Ecrire » s’est fixée pour objectifs de :

- Financer la totalité de la scolarité (à l’école publique) des enfants qu’elle prendra en charge.
- Assurer un ramassage scolaire pour les enfants éloignés de leur école
- Assurer un suivi et un soutien scolaire à tous les enfants.
- Organiser des activités sportives et culturelles pour tous ainsi que sorties et excursions.
- Accueillir en ateliers d’éveil des petits de 3 à 6 ans.

Ils veulent que tous les enfants pris en charge par l’association "Lire & Écrire" arrivent au terme de leur scolarité et puissent entreprendre, soit l’apprentissage d’un métier, soit poursuivre des études universitaires. Ils veulent, non seulement lutter contre l’illettrisme, mais également participer autant que faire se peut, au maintien des jeunes dans leur pays et donc lutter contre le mirage de l’émigration.

"Monseigneur" Jacques Gaillot, Evêque de Partenariat, est le parrain de l’association.

— Mardi 19 avril :

- tout d’abord le Centre d’Ecoute pour Personnes Agées : c’est un lieu qui accueille des personnes âgées qui se retrouvent sans famille, sans logement et sans revenus. Ceux-ci les prennent en charge gratuitement et leurs prodigue les soins de santé nécessaire. Nous avons revus les personnes âgées de l’année dernière. Certains se rappelaient de nous, d’autres ne se rappelaient plus. C’était assez bizarre, car le sentiments de revenir sur ces lieux sans apporter un plus, mis à part notre présence. Nous n’avions rien d’autres a leur donné, seulement nous nous trompions car notre présence leur apportait tellement beaucoup connaissant la distance qui nous séparait, ils prenait notre visite comme un honneur ! « Des jeunes qui vont faire honneur à des Hommes qui ont eu une vie chargée » ? Les émotions ! C’était très fort. Nous avions compris que certains gestes, certains actes simples peuvent avoir plus de poids que des biens matériels.

- Ensuite, visite d’un centre pour enfants handicapés : cette visite nous a fort enrichis humainement.

Nous avons pu avoir un véritable échange avec des enfants et adolescents qui se battent dans la vie de tous les jours, avec un handicap, soit physique ou mental. Tout de suite une prise de conscience s’est faite dans le groupe : la vie est belle même avec des manques, une belle leçon de vie qui nous rapelle que nous ne sommes pas à plaindre. Ce centre est très complet passant de l’autisme, à la rééducation motrice, à la trisomie 21, des enfants jouant, étudiant ensemble en faisant abstraction du manque, pour finalement arriver à vivre comme un autre. Néanmoins l’équipe nous a fait part qu’il aimerait pouvoir engagé des éducateurs spécialisés afin de pouvoir encadrer mieux leurs jeunes.

- Et pour finir, visite d’un centre pour femmes en situation de précarité : tout comme nous, à DéClik, ce centre se préoccupe des femmes et les encadre à s’épanouir dans une société qui ne donne pas toujours l’entière possibilité aux femmes de s’émanciper ou s’épanouir. Nous avons été bloeufés car il était très bien développé, leur projet été balaize. Ils avaient des chambres, salles de jeux, et classes pour pouvoir accueillir les femmes maltraitées avec leur bébé ou enfant. A l’heure actuelle encore aucune femme n’est arrivée, le projet est nouveau et tout frais encore. Les femmes participent à des activités de couture, culinaire mais aussi à des cours de lanques. Elles nous ont joué un extrait de leur "women show" ; nous avons rigolé face à des réalités quotidiennes très bien écrites. Très épatés de voir que ça bouge de ce côté-là et même très bien, un centre avec beaucoup de mérite !!!

— Mercredi 20 avril : C’est notre dernière journée « au Bled », nous avons partagé notre groupe en deux.

Un groupe avait pris la direction d’Oujda qui est une ville marocaine située au nord-est du royaume du Maroc, à 55 km de la côte méditerranéenne. Elle est la capitale administrative de la région de l’Oriental. Bordée au nord par les monts des Béni-Snassen, à l’est par l’Algérie. Sa proximité avec Melilla et l’Algérie lui permet de jouer le rôle de carrefour entre l’Afrique du Nord et l’Europe. La ville se situe à 100km de Nador et 115km de Melilla. La métropole de l’est marocain compte plus de 1 000 000 d’habitants. Le groupe a pu visiter cette ville et ainsi y faire du shopping dans les ruelles étroites de ses souks. Tandis que le second groupe était resté à Saïdia, surnommée « la perle bleue », c’est une ville située à l’extrême nord-est du Maroc, dans la province de Berkane. Elle se situe au bord de la mer Méditerranée, à la frontière maroco-algérienne. Elle est située sur le territoire de la tribu rifaine des Ikebdanane. Saïdia constitue un refuge idéal pour des milliers de citoyens de l’Oriental, vue sa position stratégique proche des principales villes du nord-est (25 km de Berkane, 60 km de Nador, 60 km de Oujda, 75 km de Melilla, 155 km d’Al Hoceima et 210 km de Taourirt). Ses 14 km de côte font de Saïdia l’une des plages les plus longues du Maroc, caractérisée par son sable fin et doré, et son climat méditerranéen, elle est désormais une destination très appréciée, au niveau international. La ville est desservie par trois aéroports internationaux : celui de Oujda-Angad à 50km, celui de Nador-Aroui à 70km et enfin celui de Melilla a 75km.

Ils ont pu y faire « bronzette », visiter, …… Bref profiter un maximum de cette belle ville.

— Jeudi 21 avril : c’est le retour avec un grand pincement au cœur : départ de l’aéroport d’Oujda vers 2h30. Vol prévu à 5h40 du matin pour Casablanca et puis vers 7h45 départ pour Bruxelles (Vive les mouchoirs !)… C’est là que tout le monde étaient d’accord pour dire que le séjour était trop court ;-)

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